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Nécessaire et urgent

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Création du 1er au 2 septembre 2014

Nécessaire et urgent


D’Annie Zadeck


création 2014


Mise en scène et scénographie : Hubert Colas | Assistanat mise en scène : Sophie Nardone et Yuval Rozman | Lumières : Hubert Colas et Fabien Sanchez | Vidéo : Hubert Colas | Images : Patrick Laffont | Son : Frédéric Viénot | Construction du décor : Atelier Décors du Théâtre des 13 Vents
Avec : Bénédicte Le Lamer, Thierry Raynaud | Durée estimée du spectacle : 60 min

Il y en aura 524. Des questions que d’ordinaire les enfants n’osent pas poser aux parents, des questions en attente qui se posent un jour aux fantômes, aux ainés disparus. Parfois, on peut, avec tout son corps, avancer comme une interrogation muette, la creuser encore plus au fil du temps avant d’en faire quelque chose de nécessaire et d’urgent. Annie Zadek appartient à cette génération, née après la dernière guerre, qui a subi, pour vivre la vie à tout prix, un lourd silence, celui du destin familial juif-polonais. Un jour, il est donc urgent d’évaluer la contamination du présent par le passé, de mesurer son infiltration dans nos esprits et dans nos corps pour agir avant qu’il ne soit trop tard, atténuer ce que l’on pourrait appeler les douleurs fantômes, invisibles.

On ne disait rien, rien sur rien, sur la vie d’avant. Et bien entendu, ça me convenait parfaitement. Un enfant pense à ces questions mais ne les pose pas. Je pense que si je l’avais fait, si j’avais questionné, ils n’auraient pas pu répondre ou pas répondu pour m’épargner. Comment dire aux enfants : « On est parti. On voulait vivre autrement. On a laissé nos parents. On a tout laissé. » ?

Annie Zadek dans l’Atelier fiction - animé par Blandine Masson, France Culture

Ce ne sont que 524 questions qui arrivent comme des déferlantes, et qui réinterrogent l’origine de ce qu’a pu représenter le début du génocide juif et particulièrement ce qui s’est passé en Pologne. Toute son oeuvre porte ce questionnement. Mais ici c’est plus brut, plus radical. Elle se demande ce qui a agi pour faire rester ou partir. C’est une question générique que je peux traduire en l’acceptation ou le refus des choses qui nous entourent. C’est une question d’humanité actuelle. D’où vient cette montée du racisme en France ? Cette non acceptation des étrangers ? Qu’est-ce qui fait qu’un étranger s’intègre ou pas dans une population ? Cela renvoie aussi à des questions intimes de notre existence, celles du corps amoureux. Pourquoi restons-nous avec quelqu’un ou le quittons-nous ? Qu’est-ce qui fait que quelque chose continue ou s’arrête ? Qu’est-ce qui fait qu’on endure parfois des rapports amoureux difficiles, tendus, violents pour certains ? Et qu’on s’en échappe ou qu’on ne le peut pas ?

Hubert Colas

Création

La Bâtie, Festival de Genève
Lundi 1er septembre à 19h et mardi 2 septembre à 21h

tournée

Usine C, Montréal
du 28 au 29 octobre 2014

Théâtre Garonne, Toulouse
du 9 au 13 décembre 2014

Théâtre d’Arles
le 27 mars 2015

Théâtre Joliette-Minoterie, Marseille
du 21 au 25 avril 2015

Photo © Didier Ben Loulou2

Une production Diphtong Cie

Coproduction : La Bâtie-Festival de Genève, Théâtre Garonne (Toulouse), Théâtres Sorano – Jules Julien (Toulouse).
Avec le soutien du Carreau du Temple – établissement de la Ville de Paris, de la Ménagerie de Verre dans le cadre du Studiolab,
de montévidéo – centre de créations contemporaines (Marseille), du Théâtre Joliette-Minoterie (Marseille) et du Théâtre d’Arles.

Autres réalisations

  • Pour ton bien
  • La Tempête
  • Que je t’aime